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Les plus beaux lieux où écrire à Québec

Chaque jour, je passe de nombreuses heures à écrire : écrire un mémoire, écrire pour mes blogues, écrire mon journal. S’ajoute à cette écriture créative diverses activités de rédaction, de courriels et de documents de travail notamment.

Or, écrire à tous les jours et ce pendant des périodes de temps prolongées peut devenir fatiguant, et l’inspiration peut se faire rare.

Plusieurs techniques et outils aident à garder un bon niveau de créativité, d’efficacité et d’enthousiasme par rapport à l’écriture. Des logiciels permettent d’écrire sans distractions. Une planification méticuleuse aide à éviter le bloc de la page blanche.

Pour ma part, changer de lieu de travail m’est d’une grande utilité. Cela me donne un sentiment de nouveauté même si je ne peux changer d’activité, et me redonne de l’énergie. Certains lieux rendent le travail plus agréable et plus confortable, par ailleurs. Travailler dans un café ou un salon de thé me plaît particulièrement, mais ces lieux sont parfois bruyants et les fréquenter régulièrement draîne mon porte-feuille.

Voici donc une liste de 3 endroits où il fait bon écrire à Québec (gratuitement et dans la tranquilité) :

3. Bibliothèque Monique-Corriveau

Cette grande bibliothèque se trouve dans une ancienne église. Les abonnés y ont accès à Internet sans-fil, et ses heures d’ouverture sont pratiques (entre 10h00 et 17h00 ou 21h00, selon les jours de la semaine). On y trouve un coin café et les locaux sont neufs (inaugurés il y a moins d’un an).

Inauguration de la bibliothèque Monique-Corriveau

2. La bibliothèque de l’Assemblée Nationale

Peu d’entre nous penseraient à l’Assemblée nationale comme lieu de travail. Pourtant, le public a accès à la bibliothèque de 8 h 30 à 16 h 30 tous les jours de l’année. Il est possible de réserver pour une visite guidée, de profiter de services d’orientation et de soutien à la recherche et l’Internet sans-fil. Bien entendu, travailler dans ce lieu s’avère particulièrement utile pour consulter des documents gouvernementaux canadiens et québécois, des journaux, des périodiques et des dossiers de presse.

Bibliothèque de l'Assemblée nationale

1. Bibliothèque Saint-Jean Baptiste

Située sur la rue Saint-Jean dans l’ancienne église anglicane St-Matthew, cette bibliothèque offre l’Internet sans fil aux abonnés et est ouverte en après-midi toute la semaine, et le vendredi à partir de 10h00. Il s’agit d’un lieu magnifique et le cimetière, devenu un parc, est un lieu approprié pour la lecture.

Bibliothèque Saint-Jean Baptiste

 

Je suis curieuse, quels sont les lieux où vous aimez écrire?

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«Raven» vs «the raven» : sur l’écriture anthropologique

Un commentaire de Bill Reid, publié en 1984 dans Culture, nous rappelle qu’il faut faire preuve de prudence et de vigilance par rapport à l’écriture.

Dans ce commentaire, Bill Reid exprime son agacement profond vis-à-vis d’une pratique qu’il juge courante chez les ethnologues : ceux-ci omettent selon lui généralement d’utiliser un déterminant lorsqu’ils font références aux créatures mythiques de la Côte-Nord-Ouest du Canada, préférant mettre une majuscule au nom de leur espèce ( ils écrivent « Raven » plutôt que « the raven »).

Pourtant, les aînés autochtones utilisent un article ou un nom propre vernaculaire pour parler des protagonistes des mythes autochtones, ce que l’écriture des  ethnologues devraient, selon Reid, refléter de manière à respecter ces aînés (1984 : 64). Il considère que cette pratique est peut-être attribuable à une association, en Occident, des mythes à des histoires pour enfants. Il donne en exemple la personnification de Winnie the Pooh, mais souligne en contraste que les monstres classiques, comme le Minotaure, sont décrits avec un déterminant (Ibid : 64).

Selon Reid, la suppression du déterminant, et surtout l’utilisation du nom de leur espèce plutôt que leur nom vernaculaire propre, diminue les grandes figures mythiques à des personnages de simples histoires folkloriques (64-65). Il conclut finalement :

« (…) [it] is an exercise in condenscension. For it is a device used only when recording the literature of tribal people, completely unsanctionned by any accepted standards of ordinary English usage, and is therefore discriminatory, and no matter how unconsicous its use, ultimately racist ». (65)

Cet exemple indique, selon moi, clairement comment des biais subtiles peuvent influencer le choix de vocabulaire des chercheurs.

Référence :

Reid, B. (1984). The Anthropologist and the Article. Culture, 4(2), 63–65.

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I Did Not Blog En Français, But I Am Going To

Photo by Diodoro

Graffiti of Beckett by Alex Martinez

As I discovered the work of Samuel Beckett several years ago,  I read that despite being a native English speaker, he prefered to write in French, a language he felt allowed him to write ”without style”.

I could not help but wonder if that was sarcasm, especially coming from someone who’s first language was English. No offense, native English speakers, but I find your language much easier to learn and speak than French. The later is more complex, has a richer, more colorful vocabulary, and relies on grammar rules which are far more difficult that those found in English, in my opinion at least. Feel free to disagree and even contradict me. In any case, it is neither a good or bad thing. Each language has its own merits and I enjoy speaking them both. It allows me to communicate with more people, and I actually use them differently.

In the last few years, I believe I have gained a clearer understanding of what Beckett meant.

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